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Blockchain et commerce international : les premières applications

Recommandations pratiques  |  Publié le 12 avril 2018


« We.trade » : la blockchain des banques pour financer le commerce international

Réunissant huit grandes banques européennes (HSBC, Deutsche Bank, Société Générale, Natixis, UniCredit, Rabobank, KBC et Banco Santander), le consortium « we.trade » a décidé d’utiliser la blockchain pour lancer, avec IBM, une plateforme de financement du commerce international destinée aux PME. En connectant les différentes parties prenantes – l’acheteur et sa banque, le vendeur et sa banque, le transporteur – la technologie blockchain permet en effet de simplifier, d’accélérer et de sécuriser les transactions.

Accessible depuis un appareil connecté, cette application permettra aux PME de suivre toutes leurs transactions, de la validation du bon de commande jusqu’au règlement. La plateforme proposera trois niveaux de service : le paiement conditionnel (contrat définissant les conditions de paiement) ; l’engagement de la banque de l’acheteur, sur le modèle de la lettre de crédit ; le financement d’un différé de paiement (30 à 60 jours) par la banque du vendeur. Une prestation qui devrait être plus chère qu’un simple virement mais beaucoup moins qu’une lettre de crédit – et surtout beaucoup plus rapide à mettre en œuvre. D’abord dédiée au commerce intra-européen, cette nouvelle solution devrait s’élargir ensuite à d’autres zones géographiques.

R3 : développer des applications financières

Réunissant autour de la start-up américaine R3 quelque 80 institutions financières internationales (dont SBI Group, Bank of America, Merrill Lynch, HSBC ou les Français Natixis, Société Générale et BNP Paribas), le consortium R3 vise à développer des applications financières de la blockchain. Pour l’heure, il se concentre principalement sur des applications B2B comme la vérification des transactions entre banques ou l’automatisation de l’établissement du taux interbancaire, mais compte également développer à l’avenir des applications destinées aux clients.

Everledger, la blockchain de l’industrie du diamant

La start-up Everledger utilise la technologie blockchain pour créer un registre numérique de tous les diamants du monde, afin de lutter plus efficacement contre le vol et la fraude. Chaque pierre précieuse est analysée et caractérisée par un numéro de série et un ensemble de métadonnées précises. Des informations complétées par l’identité du propriétaire, enregistrées dans la blockchain et éventuellement attachées ensuite à une transaction ainsi sécurisée.

BlockVerify : lutter contre la contrefaçon

Sur un principe voisin, la société BlockVerify a conçu, de son côté, une solution anti-contrefaçon basée sur la blockchain qui pourrait notamment être utilisée pour vérifier l’authenticité des médicaments, des vêtements et des accessoires de marque, des produits électroniques ou des bijoux précieux.

Assurance-voyage automatisée : le début des smart contracts

Des start-ups comme Etherisc ou des compagnies d’assurance comme AXA développent des systèmes d’assurance-voyage automatisés basés sur la blockchain. C’est un premier exemple, simple, de smart contract, c’est-à-dire de programme autonome exécutant automatiquement des conditions prédéfinies, inscrites sur la blockchain. Ce contrat intelligent est en effet directement connecté aux bases de données de trafic aérien (Flightstats.com). Résultat : dès qu’un retard de plus de deux heures est enregistré, le remboursement est automatiquement activé, sans que le client n’ait à faire de réclamation ni à remplir le moindre formulaire.