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Internationalisation collaborative : partager entre pairs son savoir-faire à l’international

Au-delà de l’exportation collaborative qui consiste pour plusieurs entreprises à mutualiser leurs ressources et leurs actions pour partir ensemble à la conquête d’un marché, il existe une autre forme d’internationalisation collaborative fondée sur l’échange de savoir-faire entre PDG de PME et d’ETI internationales. La réussite d’un tel réseau repose sur certains principes.

 

Echanger entre pairs pour progresser

Trouver des informations sur les marchés et sur les partenaires commerciaux potentiels, choisir ses pays cibles et ses modes d’entrée, franchir les barrières spécifiques de certains pays, gérer la complexité inhérente à l’international, bien négocier les phases critiques du développement… De nombreuses expériences ont montré que le partage d’informations, de savoir-faire et de bonnes pratiques entre pairs était l’une des méthodes les plus efficaces pour surmonter tous les écueils du développement international.

 

Partager un objectif commun de croissance

La constitution d’un réseau de ce type doit s’appuyer sur des objectifs clairs et partagés, sur des principes bien définis et sur des critères de sélection rigoureux de ses membres. Il s’agit en effet d’échanger entre pairs, donc entre PDG de PME et d’ETI d’entreprises internationales partageant une ambition commune d’amélioration et de croissance. Même si la taille et la maturité « export » des entreprises du réseau peuvent différer sensiblement à un instant « t », il faut que les plus petites et les moins expérimentées aient l’ambition de rejoindre les plus grandes… Et que ces dernières trouvent aussi un intérêt à échanger avec des entreprises plus petites mais souvent innovantes.

 

Garantir la confiance et la réciprocité

Dans ce type de collaboration, la confiance et la réciprocité sont évidemment essentielles. Pour qu’un tel réseau fonctionne de manière efficace, il faut que chacun joue le jeu. Pour contribuer à la pérennité de cet « état d’esprit », l’entrée d’un nouveau membre dans le réseau est généralement soumise à un parrainage et à l’approbation, au moins tacite, de tous les membres.

Faut-il réunir des entreprises d’un même secteur pour resserrer les centres d’intérêt commun ? Ou regrouper des entreprises de différents domaines en considérant que le principal défi d’une entreprise « globale », quel que soit son secteur, est de gérer la complexité d’opérer sur différents continents ? Les avis sont partagés sur le sujet, le regroupement d’entreprises concurrentes étant également matière à discussion.


 

Bénéficier d’informations sur les marchés, d’accès privilégiés à des interlocuteurs clés, de retours d’expériences, d’échanges de savoir-faire et de bonnes pratiques… La force d’un réseau n’est plus à démontrer. Encore faut-il avoir la volonté et se donner les moyens de le constituer.

 

La Fabrique de l’Exportation