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PME : dépasser l’injonction à exporter depuis la France

Les pouvoirs publics encouragent les PME à exporter pour améliorer le solde des transactions courantes du pays. Mais un dirigeant d’entreprise doit d’abord réfléchir aux priorités de son entreprise, et se lancer à l’export n’est pas forcément judicieux. Or il existe d’autres approches pour tirer profit des opportunités à l’international.

 

Exporter n’est pas une fin en soi

Les appels répétés à se lancer à l’export peuvent motiver de nombreuses PME à tenter leur chance sur les marchés étrangers. Toutefois, les dirigeants de PME doivent avoir à l’esprit que sans des moyens budgétaires et un niveau élevé de préparation, les chances de succès sont réduites. Par conséquent, une PME qui serait peu compétitive sur son marché domestique et qui verrait l’exportation comme une planche de salut- découvrirait assez tôt que cette voie ne fera qu’aggraver son cas, en épuisant ses ressources.

 

Saisir les opportunités internationales sans forcément exporter

Chaque entreprise doit réfléchir de manière large pour identifier les atouts qui lui permettront de tirer parti de la mondialisation des échanges. Exporter n’est qu’une modalité parmi d’autres. Il peut être pertinent, par exemple, de nouer des partenariats pour s’insérer dans des chaînes de valeur globale plutôt que de proposer un produit fini au consommateur étranger. Par ailleurs, l’efficience accrue des moyens de communication et de transport permet d’envisager des modes de présence variés: accords de licence, vente cross-border, JV…

 

Ouvrir l’ensemble des fonctions de l’entreprise à l’international

L’international présente des opportunités élargies pour monter en compétences et consolider les avantages concurrentiels. En s’appuyant sur son coeur de compétences et ses atouts, une PME peut acquérir de l’expérience grâce aux échanges avec des partenaires étrangers ou avec des acteurs domestiques davantage internationalisés. Elle peut également réaliser du sourcing à l’international, élargir son benchmark à des acteurs étrangers plus performants et découvrir d’autres business models. Elle peut également monter en compétences en matière de marketing, technologie, ressources humaines en échangeant avec ces nouveaux partenaires.


Au-delà des injonctions répétées, exporter des produits finis n’est qu’une option parmi d’autres pour tirer parti des échanges internationaux. Pour certaines entreprises, ce mode de présence n’est pas pertinent. L’alternative est de s’appuyer de manière réaliste sur les points forts, de trouver les bons segments d’insertion dans l’activité internationale et les chaînes de valeur transfrontières.

 

La Fabrique de l’Exportation