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Explorer le potentiel du Big data pour l’international

 

Explorer le potentiel du Big data pour l’international


L’explosion des technologies de traitement des données numériques amène de nouvelles manières d’analyser et de comprendre le monde. En matière de commerce international, l’opportunité semble d’autant plus grande que le volume des données à traiter est colossal : sur les marchés, les réglementations ; sur les entreprise, leurs offres ; quelles données peuvent inspirer ce type de démarche ? Que peut-on espérer en tirer pour un exportateur ? Comment stimuler l’émergence d’un marché d’acteurs spécialisés dans l’exploitation de ces données ?

Quelles données sont exploitables ?

Il y a une immensité de données plus ou moins publiques dont l’exploitation en big data devrait permettre de mieux comprendre les leviers du commerce international : par exemple : qui mieux que les requêtes Google relatives à un produit (et émises depuis un pays donné) nous permettent de comprendre les attentes des consommateurs à l’égard de ce produit ? ou bien comment mieux comprendre la concurrence en provenance de chaque pays que par un crawl et l’analyse des millions d’entreprises listées sur alibaba.com ? les statistiques des douanes, les informations collectées par les transitaires,, les données des transactions enregistrées par Swift nous donneraient -si elles étaient rendues publiques- tout le détail de l’évolution des flux de produits et services, de pays à pays, voire d’entreprise à entreprise ; ou encore le détail des polices d’assurance prospection de la Coface (désormais chez Bpifrance) sur les 20 dernières années permettrait de comprendre le lien entre offre, pays cible, stratégie d’entrée et succès/échec.

Quelles questions devraient-elles permettre de résoudre ?

Ces données devraient donc permettre d’apporter de riches éléments réponses à certaines questions que se pose toute entreprise dans son internationalisation : sur quel(s) pays faire porter mon effort ? Quelle concurrence vais-je y rencontrer ? Quelles y sont les attentes du marché ? A quels arguments le client est-il sensible ? Quelle est l’expérience rêvée par les clients sur ce marché ? Quel mode d’entrée / stratégie dois-je appliquer pour réussir sur ce marché ?

Comment s’y prendre ?

Le big data s’appuie fondamentalement sur la disponibilité de data, et sur l’intelligence et la créativité des acteurs qui s’y investissent ; deux chercheurs travaillant sur des problématiques différentes trouveraient des conclusions à partir du même jeu de données ; c’est pourquoi la stratégie la plus efficace est celle qui donne accès au plus grand nombre de data au plusieurs grand nombre d’acteurs qualifiés ; c’est la stratégie « open data », qui invite les opérateurs pertinents à s’intéresser à tel ou tel ensemble de données, et à décider ce sur quoi il va travailler.

Reste à définir quel est le niveau de coopération attendu de ces acteurs : les chercheurs sont en compétition, mais sont animés d’une culture du partage ; les opérateurs privés un peu moins ; mais ils seront obligés de s’aligner sur les pratiques coopératives des chercheurs s’ils veulent rester dans la course. Il est donc possible de voir émerger des grappes d’acteurs privés qui s’allient pour partager données, traitements et résultats.

La création d’un écosystème composé des acteurs spécialisés dans la mise à disposition et l’exploitation des données du commerce international est probablement une piste de travail à explorer.

 

La Fabrique de l’Exportation