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Renforcer la culture de l’international en France

 

Renforcer la culture de l’export en France


Un nombre d’entreprises exportatrices très faible comparé à nos voisins, des exportations qui plafonnent et ne bénéficient toujours pas de la croissance mondiale, un intérêt très limité pour l’internationalisation des entreprises au sein des media et des débats politiques : la France n’arrive pas à bien mettre en évidence que le chemin de la croissance par l’exportation. Ceci en partie dû au fait que notre pays souffre d’un sérieux déficit de culture de l’export, ce qui a des conséquences opérationnelles très négatives.

Une approche encore trop restrictive du développement international : il existe encore en France une prééminence importante de l’idée selon laquelle le commerce international consiste à exporter ses produits en direct sur un marché export. Or de nombreuses voies s’offrent aux entreprises qui souhaitent se développer l’international : l’exportation de services, l’implantation commerciale, les partenariats industriels, les ventes de licences et de royalties, l’exportation indirecte via des négociants, ou encore l’exportation associée avec des pairs. Il faut promouvoir l’idée que chacun doit trouver son propre chemin vers l’international.

Un manque de souplesse dans le développement international des PME : on évoque souvent le manque d’agilité commerciale des chefs d’entreprises français à l’international ; c’est la conséquence d’un manque de formation et d’un manque de pratique, mais aussi d’un manque d’ouverture d’esprit de l’écosystème d’accompagnement ; cela a pour conséquence que les PME abordent trop souvent les marchés étrangers comme une extrapolation hors de nos frontières des ventes France, ou dans une dichotomie ventes France / ventes export, alors que désormais les ventes sont à considérer au niveau global.

Des idées reçues qui font perdre un temps précieux : au cours des dernières années de nombreuses fausses bonnes idées ont nui à l’efficacité de l’écosystème français : on a cherché à envoyer les PME dans les BRICS, alors qu’elles sont souvent incapables d’y réussir seules ; présenté le VIE comme la panacée pour vendre à l’étranger, alors que souvent ce type de ressource n’a pas les compétences suffisantes ; parlé de chasser en meute dans des groupements qui sont souvent complexes à gérer ; conseillé de créer des filiales commerciales à l’étranger ce que tout le monde ne sait pas contrôler. Autant d’idées reçues qui témoignent d’un manque de discernement sur la relation entre le niveau de compétences internationales de l’entreprise et le choix de son meilleur mode d’actions à l’international.

C’est pourquoi nous devons tous contribuer à augmenter la culture de l’export en France, pour être plus créatifs et plus juste dans la conquête des marchés émergents.

 

La Fabrique de l’Exportation