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Utiliser et conserver les avantages d’une internationalisation précoce

COMPRENDRE LES ENJEUX D'UNE INTERNATIONALISATION PRÉCOCE

Partir à l’international peu de temps après la création de l’entreprise confère des avantages, mais qui tendent à être perdus avec le temps et la croissance de l’entreprise.

 

Se lancer rapidement à l’international…

 

« Le plus tôt sera le mieux » : tel semble être l’un des enseignements de la recherche en matière d’internationalisation des PME. Les entreprises qui s’internationalisent peu de temps après leur création affichent en effet des performances à l’export supérieures à celles des PME qui attendent plusieurs années avant de se lancer sur les marchés étrangers.

Les jeunes entreprises bénéficient d’avantages liés à leur « nouveauté » qui leur permettent d’apprendre plus rapidement sur les marchés export : moins de routines, moins de spécialisation et de hiérarchisation des structures, moins de liens contraignants avec des partenaires et des clients sur leur marché domestique…

 

… A condition d’avoir les compétences et les réseaux

 

On notera néanmoins que, le plus souvent, cette internationalisation rapide et précoce repose sur les connaissances, les compétences à l’international et les réseaux des managers de ces entreprises, acquis lors d’expériences antérieures.

Se lancer rapidement à l’international sans connaissances, sans compétences et sans réseau serait en effet un exercice périlleux, qui pourrait menacer la survie même de l’entreprise. Car il y a malheureusement aussi des entreprises qui ne survivent pas à une internationalisation précoce mal préparée – et comme elles n’existent plus, elles n’entrent pas dans les statistiques.

 

Lutter contre la « sclérose rampante »

 

La recherche montre également qu’avec le temps, la croissance de leurs effectifs et la mise en place de structures centralisées, ces entreprises qui se sont internationalisées rapidement vont progressivement perdre une part leur agilité et leur capacité d’apprentissage originelles.

Comment lutter contre cette « sclérose rampante » ? La première solution est d’adopter des structures de décision décentralisées. Car la centralisation, particulièrement présente dans les entreprises familiales, exacerbe les effets sclérotiques de la taille et de l’âge. La décentralisation doit permettre au contraire de profiter de l’apport de nouvelles personnes, de nouvelles idées, de nouvelles connaissances…

 

Limiter les routines, la spécialisation, la hiérarchisation et la centralisation des structures, ne pas entamer sa liberté à l’international par des liens trop contraignants avec des partenaires ou avec des clients… C’est à ces conditions que les PME peuvent conserver le plus longtemps possible l’agilité de leur jeunesse.

 

La Fabrique de l’Exportation